Michèle Bouchard
Collaboration spéciale

Elodie Bouchard
Collaboration spéciale

 

Cet été, les Québécois ont été témoins d’une météo qui semble devenir la nouvelle norme. Les épisodes de pluie diluvienne et les orages violents se sont multipliés, causant des pannes de courant et des dommages importants dans plusieurs régions. Pendant ce temps, des feux de forêt continuent de ravager de vastes territoires au Canada et aux États-Unis, année après année. Il devient de plus en plus difficile de parler d’immobilier sans parler des changements climatiques.

Cette nouvelle réalité influence déjà le marché immobilier. Les nouvelles cartes des zones inondables, bien qu’elles aient été retardées, visent à mieux refléter les risques actuels. Avec la montée des eaux, les pluies plus intenses et les crues plus fréquentes, certaines propriétés en bordure des lacs et des rivières pourraient voir leur niveau de risque réévalué.

Les importantes inondations de l’an dernier ont démontré la vulnérabilité de nombreuses habitations. Des milliers de propriétaires ont subi des dégâts causés par les pluies abondantes, les refoulements d’égouts ou le débordement de cours d’eau. Cette réalité rappelle l’importance de la prévention. Installer un clapet antiretour, entretenir les drains, améliorer le drainage du terrain ou diriger les gouttières loin des fondations sont désormais des mesures qui peuvent limiter les dommages.

Pour les acheteurs, cela représente un élément de réflexion supplémentaire. Une propriété au bord de l’eau conserve un attrait indéniable, mais il devient essentiel de vérifier les risques actuels et futurs avant d’acheter. La beauté d’un emplacement doit aussi être évaluée en fonction des coûts potentiels liés à l’entretien, aux travaux de protection et aux éventuelles restrictions.

Les événements climatiques ont également un impact direct sur les assurances. Les réclamations liées aux dégâts d’eau, aux vents violents et aux incendies sont en hausse, ce qui influence les primes, les franchises et parfois même l’accès à certaines protections. Dans les secteurs jugés plus à risque, assurer une propriété pourrait devenir plus coûteux.

Les changements climatiques influencent aussi les critères recherchés par les acheteurs. Le drainage du terrain, la présence d’un clapet antiretour, la qualité des fondations, l’état de la toiture ou la gestion des eaux pluviales sont maintenant des éléments qui prennent de l’importance. Les municipalités investissent également davantage dans leurs infrastructures afin de mieux faire face aux épisodes de pluie intense.

Cela ne signifie pas qu’il faut éviter les propriétés en bord de l’eau ou dans des secteurs plus exposés. Il s’agit plutôt d’acheter en étant bien informé. Une inspection rigoureuse, une analyse des risques environnementaux et une bonne compréhension des coûts d’assurance sont aujourd’hui plus importantes que jamais.

Personne ne peut prédire ce que nous réserve l’avenir. Une chose est certaine : les changements climatiques ne sont plus une hypothèse, mais une réalité qui influence déjà le marché immobilier. Espérons que cette question recevra l’attention qu’elle mérite, car le réchauffement climatique ne semble malheureusement pas être une priorité pour plusieurs politiciens. Pourtant, les décisions prises aujourd’hui auront un impact sur nos propriétés et sur les générations futures.

Contact:
mbouchard@sutton.com ebouchardimmo@gmail.com • mbouchard.ca

 

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Michèle Bouchard

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