Notre belle métropole, qui faisait la fierté des Montréalais, n’est plus qu’un chantier en construction qui n’attire le tourisme que dans de courtes périodes, en fonction d’événements organisés par le secteur privé avec l’aide de différents paliers gouvernementaux. Ce constat devient évident quand on voit l’état de délabrement de nos routes où chacun est obligé d’être constamment vigilant dans la majorité des artères afin d’éviter des crevasses qui enragent les automobilistes, sans compter les multiples chantiers en place, dont plusieurs d’entre eux le sont pour des années.

Plusieurs Montréalais sont nostalgiques de la période Jean-Drapeau, avec la mise en place de projets grandioses dans les années 60, qu’on se souvienne d’Expo 67 (suscitant une grande fierté nationale), du métro, du pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine (qui à l’époque représentait une réalisation d’un véritable défi logistique et permit la traversée sur le fleuve Saint-Laurent pour joindre la Rive-Sud), du pont Champlain, de la Place Ville Marie, de la Place Bonaventure, du Stade Olympique (qu’on n’est même pas capable de rénover afin de contribuer à relancer l’économie dans l’est de Montréal) et d’autres projets d’infrastructures.

À pied et par monorail, la foule circule sur le Pont du Cosmos. ©Sur le pont du Cosmos, Elizabeth Schoning, 1967 Don de Elizabeth Schoning, Centre d’histoire de Montréal, (292)

Depuis plus d’une décennie, on se contente d’une gestion au jour le jour engendrant un laisser-aller flagrant, pendant que d’autres villes de par le monde ont rénové de fond en comble des quartiers qui ont ainsi retrouvé un certain dynamisme lié à une hausse de fréquentation du fait de leur embellissement. C’est le cas de Nantes, Bordeaux, Barcelone, Cologne, Bologne, Paris ainsi que moult villes scandinaves. Plus près de nous, on peut souligner l’effort de la Ville de Québec pour revamper ses quartiers, maintenant devenus très attractifs.

Plus inquiétant pour Montréal, c’est la situation économique des commerçants, que l’on constate avec tous les locaux vides rues St-Denis, Mont-Royal, dans le Vieux-Montréal (malgré les efforts faits pour attirer l’achalandage), et même sur la rue Sainte-Catherine, où  les prix des baux commerciaux atteignent des records. On ne peut non plus oublier la rue St-Hubert, en détresse depuis plusieurs années.

La Ville de Montréal doit, avec l’aide des gouvernements fédéral et provincial freiner cette désertion en revitalisant judicieusement le bâti de manière à ne pas tuer l’activité commerciale durant les rénovations. De plus, une suppression de taxes, comme l’ont fait des villes comme Grenoble en France, serait souhaitable. Ce type de mesures a permis à plusieurs quartiers de redevenir des lieux très fréquentés, car axés sur la piétonnisation, particulièrement  certaines heures, engendrant un plus grand achalandage tout en ajoutant de la convivialité et en redorant le blason des villes ayant pris ces initiatives.

 

Crédit photo bannière : Archives Échos Montréal

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Mercedes Domingue

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