Après plusieurs années mouvementées, l’avènement de la Covid-19 et toute la période pandémique, le crash des cryptomonnaies, les troubles politiques américains et la tentative d’insurrection du 6 janvier, l’invasion illégitime de la Russie en Ukraine, la mort d’Elizabeth II, et le développement massif de l’intelligence artificielle dans tous les domaines de la sphère publique; l’année 2023, elle, aura été toutes proportions gardées relativement tranquille à bien des égards.

Certes il y a eu quelques catastrophes en début d’année, comme le séisme qui en février a fait plus de 50 000 victimes en Syrie et Turquie ; la collision entre deux trains en Grèce qui causé la mort de 57 personnes; ou encore l’attentat terroriste taliban à Peshawar au Pakistan dans lequel une centaine de personnes ont été tuées. On remonte ensuite à cet été, avec un autre accident ferroviaire, en Inde celui-là, et un bilan de 275 morts. Puis on arrive à l’automne, avec principalement le tremblement au Maroc ayant fait plusieurs milliers de victimes, et la dévastatrice tempête Daniel, qui provoquera la mort, essentiellement en Lybie, de près de 12 000 personnes dans son sillage. 

Cela dit, l’année dans son ensemble aura été somme toute surprenamment… «pondérée» disons, l’actualité mondiale étant surtout marquée par deux choses: cette espèce de douce semi-récession qui, sans avoir (encore) atteint l’ampleur qu’on anticipait vient ralentir les économies mondiales et rapetisser les portefeuilles des populations du globe; et l’éclatement d’un énième conflit entre Israël et la Palestine et le monde arabe. Sinon, plus proche de nous, au pays de l’Oncle Sam on a assisté malheureusement à une résurgence de l’influence de Donald Trump sur la politique américaine, et de nouvelles possibilités hélas réelles et bien inquiétantes que ce triste individu puisse profiter de l’apathie démocrate et d’une performance décevante du parti de Joe Biden pour réinvestir la Maison-Blanche et assouvir ses velléités avouées d’une gouvernance plus dictatoriale. 

Tandis que dans notre Belle Province, on remarque surtout une certaine morosité économique ambiante et une baisse de popularité drastique du Premier Ministre François Legault dans les sondages et d’une CAQ gaffeuse et en manque de réalisations depuis le début de son deuxième mandat. Constat similaire également à Montréal, où l’insatisfaction envers Projet Montréal est à son point le plus haut des dernières années, dans une ville perpétuellement en chantiers, victime d’une certaine stagnation économique de ses quartiers les plus cruciaux, en proie à une crise du logement prononcée et souffrant d’une forte recrudescente du phénomène d’itinérance, et dont par ailleurs la planification urbaine, le service de déneigement et la gestion de la collecte des déchets ont connu de nombreuses ratées depuis quelques années. 

Parmi ceux qui nous ont quitté en 2023, mentionnons entre autres les chanteuses Tina Turner et Sinead O’Connor, l’actrice et chanteuse Jane Birkin, l’ancien Premier Ministre italien Silvio Berlusconi, les acteurs Matthew Perry (Friends) et Michael Gambon (Dumbledore dans Harry Potter), le grand couturier et parfumeur de luxe Paco Rabanne, et plus près de chez nous le sympathique et fascinant astrophysicien Hubert Reeves, et bien sûr, tout récemment, le charismatique et talentueux chanteur des Cowboys Fringants, Karl Tremblay. 

Dans un registre opposé, parlons maintenant des naissances, les prénoms les plus populaires pour une fille en 2023 sont Jade, Louise et Amber, tandis que pour les garçons on assiste à un regain de popularité des prénoms plus classiques ou bibliques, alors que Léo, Noah, Raphaël et Gabriel trônent en tête de liste.  

Et finalement je m’en voudrais d’oublier de souligner l’année extraordinaire qu’a connu la chanteuse Taylor Swift. Que l’on aime ou non son répertoire, il est indéniable que ce qu’a accompli cette femme – qui, même si elle compte déjà près de 20 carrière est encore jeune à 33 ans seulement -, est tout simplement remarquable, alors qu’elle s’est inscrite cette année dans un groupe extrêmement sélect, celui des 4 seuls rares artistes à avoir atteint le statut de milliardaire, à cette différence près qu’elle est la seule du lot à l’avoir fait grâce à sa seule musique. Ce qui est d’autant plus admirable quand on sait que la belle et talentueuse chanteuse-autrice-compositrice écrit elle-même la majorité de ses œuvres et gère sa carrière pratiquement seule. En fait, son influence sur la culture populaire est devenue telle, que le simple fait qu’elle sorte avec Travis Kelce, l’ailier rapproché vedette des Chiefs de Kansas City, et qu’elle apparaisse à ses côtés ou assistant à ses matches, a contribué à augmenter de près de 20% la popularité et la vente de T-Shirts de la franchise des Chiefs, ce qui est proprement hallucinant!    

Maintenant, tout cela étant dit, où ça nous laisse et à quoi s’attendre pour 2024.?. 

Nous aborderons dans notre édition de janvier prochain les divers enjeux à surveiller au cours de cette année 2024. Mais déjà, on peut avoir à l’esprit quelques grands dossiers qui devraient occuper l’actualité. À commencer bien sûr par les finances mondiales. Beaucoup d’économistes s’attendaient à une récession plus prononcée en 2023. Or, celle-ci s’est avérée relativement tempérée. 

Cela dit, l’inflation en tant que telle a continué de se faire galopante et les prix de la majorité des produits & services de la chaîne de consommation ont tous monté en flèche… ce qui apparemment ne semble pas avoir freiné les gens dans leurs envies de consommer et de dépenser tous azimuts. Une simple visite à l’aéroport suffisait à s’en convaincre, avec des avions pleins à craquer et des hôtels majoritairement réservés des mois à l’avance dans la plupart des destinations touristiques les plus prisées. À moyen terme cependant, on ne peut s’empêcher de penser que beaucoup de personnes ont dû choisir de payer avec leur carte de crédit et de s’endetter pour pouvoir ainsi assouvir leurs envies de voyage ou de divertissement. Et on peut dès lors présumer que les portefeuilles de plusieurs en pâtiront au cours de l’année à venir. De nombreux experts et instituts économiques anticipent d’ailleurs un nombre record de faillites personnelles et de ménages endettés pour 2024. 

Également à surveiller l’an prochain, les très suivies élections présidentielles américaines, dans un contexte sociopolitique explosif qui pourrait non seulement décider de la survie de la démocratie au pays de l’Oncle Sam, mais dont les répercussions seront aussi invariablement mondiales. Et à un niveau plus personnel, j’ajouterai avoir très hâte à ce qui constitue mon événement sportif et télévisuel favori au monde, les prochains Jeux olympiques de Paris, au cours du mois d’août 2024. 

Sur ce, adieu 2023 et, à tous, une excellente année 2024, avec la meilleure des santés, clémente au niveau économique, enrichissante aux niveaux intellectuel, émotionnel et spirituel. Joyeux Temps des Fêtes à tous! 

À propos de l'auteur

Francois Di Candido

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