Être performant dans la retransmission médiatique et la diffusion des nouvelles sociétales et culturelles, à notre époque où le pouvoir politique est plus omniprésent que jamais, n’est pas une tâche facile, alors que les médias sont tributaires pour leur survie des placements publicitaires provenant souvent de gens qui ont la corde sensible et n’hésitent pas pour faire pression à vous placer sur une liste noire du placement publicitaire, même si ces investissements publicitaires proviennent de fonds publics et sont directement engendrés par la contribution des communautés citoyennes.

Et lorsque ce premier levier d’influence déloyale ne suffit pas, on peut même chez les décideurs gouvernementaux y aller de poursuites-baillons, pour contraindre les médias récalcitrants soit à collaborer, soit à carrément devoir fermer leurs portes faute de moyens financiers suffisants pour assurer leur défense judiciaire puis ultimement leur pérennité de fonctionnement.

Depuis nos débuts en 1993, sur un territoire qui ne couvrait alors qu’une petite partie du simple Vieux-Montréal, nous pouvons dire avec fierté que nous avons fait du chemin ! Au fil des ans, Échos Montréal s’est établi dans tout le Vieux-Montréal, puis au Centre-ville et couvre même désormais de bonnes parties du Plateau Mont-Royal et de Westmount pour un lectorat de 100 000 lecteurs. Notre journal a été le témoin privilégié de tous les dossiers ayant touché notre ville pendant ces années. Et il a eu le privilège de couvrir via des articles ou des entrevues les règnes successifs de tous les maires qui se sont succédés aux rênes de Montréal, à commencer par les maires Doré et Bourque, puis le maire Gérald Tremblay et même le maire d’arrondissement Benoît Labonté.

Par ailleurs, nous avons pu assisté en première ligne au développement industriel et économique de notre ville depuis les années ’90, avec l’avènement de projets d’envergure tels la Cité multimédia, la Cité internationale, le développement du Palais des Congrès, la rénovation et la mise en valeur du Vieux-Montréal, Faubourg Québec, la construction de l’autoroute Bonaventure et la refonte complète de la Place des arts en Place des Festivals, incluant la modernisation du Musée d’art contemporain, etc…

Nous avons aussi eu la chance de collaborer avec des personnes extraordinaires et des intervenants majeurs, comme notamment Georges Coulombe et la famille Antonopoulos, qui ont redonné vie à d’innombrables bâtiments du Quartier historique et ont contribué à apporter dynamisme, élégance et convivialité aux rues du Vieux-Montréal, à l’instar de Robert Ruel, qui a en outre aidé à développer la notoriété de multiples chansonniers et artistes au Pierrot et aux 2 Pierrots, ainsi qu’à son magnifique restaurant le Jardin Nelson, sur la Place Jacques-Cartier.

La Ville de Montréal fut elle aussi très impliquée et il faut souligner son apport apprécié dans l’instauration de diverses mesures comme le Plan Lumière, le programme P.O.C. d’aide aux commerces, la mise en valeur de la Place Jacques-Cartier, l’instauration de la mesure Fleurir Montréal, la réfection de la place Notre-Dame, etc…

Du côté muséal, la persévérance remarquable de la directrice du Musée Pointe-à-Callière Francine Lelièvre, pour préserver notre patrimoine québécois et offrir aux Montréalais des expositions de grande qualité et des animations fascinantes qui contribuent à la digne notoriété de notre métropole auprès des visiteurs étrangers. Sans oublier le Centre d’histoire de Montréal qui contribue à sauvegarder la mémoire du riche et fascinant passé de la ville.

Les directeurs de la SDC du Vieux-Montréal, Mario Lafrance, et de Destination Centre-ville, André Poulin, furent eux aussi des acteurs de première ligne dans la revitalisation du Quartier historique et du Centre-ville, alors qu’ils ont travaillé sans relâche et n’ont ménagé aucun effort pour attirer des commerces de prestige dans leurs secteurs respectifs, et par la mise en place d’événements rassembleurs majeurs comme le Défilé du Père Noël et les Festivités de fin d’année dans le Vieux-Montréal.

Vingt-cinq ans cela sous-entend aussi une collaboration étroite avec les commerçants, les gens d’affaires et les résidents de Montréal, qui ont eu à cœur la prospérité de Ville-Marie, et son développement socioculturel, politique et économique.

Cela représente aussi par ailleurs tous ceux qui ont travaillé dans l’ombre avec dévouement, pour la bonne santé démocratique d’une presse libre et soucieuse de donner des nouvelles pertinentes et intéressantes, et de couvrir des sujets de préoccupations et d’intérêts citoyens qui sont bien souvent ignorés par les grands médias.

Une pensée particulière est de mise pour la regrettée rédactrice en chef du journal, Denise Di Candido, qui a été l’instigatrice et l’âme d’Échos Montréal pendant près de quinze ans, avant de nous quitter en 2006, ce qui lui a d’ailleurs valu les éloges des journaux The Gazette et The Globe and Mail.

Ce sont ces mêmes soucis d’efficacité, de professionnalisme et d’excellence qui ont permis au journal de récolter de nombreux prix en journalisme au fil des années, que ce soit aux niveaux éditorial et graphique, ou la qualité de notre distribution, ou encore pour souligner notre implication sociocommunautaire. Notons entre autres la Mention Honorable de l’International Gallery of Superb Printing en 2003 parmi plus de 200 journaux au Canada, ainsi que le Prix du Journal de l’année de l’AMECQ en 2010.

Enfin, il convient de souligner le grand support de l’association AMECQ qui depuis 35 ans représente les journaux communautaires du Québec, et l’aide essentielle du Ministère de la Culture et des Communications du Québec, pour leur appui financier essentiel qui aide grandement dans notre mandat d’informer les citoyens et d’offrir une voix aux gens et aux organismes de nos quartiers d’activité.

Un grand merci finalement à tous nos précieux annonceurs, ainsi qu’à toute l’équipe du journal et aux membres du conseil d’administration pour leur dévouement, des gens d’une très grande qualité professionnelle et pour ces amitiés d’affaires qui se sont développées durant ces décennies, ainsi qu’à nos lecteurs pour nous lire et nous faire confiance dans notre engagement de vous offrir une tribune de diffusion médiatique de qualité et de bien vous représenter.

À propos de l'auteur

Vincent Di Candido

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