Le Centre d’exposition de l’Université de Montréal ouvre sa saison 2016-2017 avec une rétrospective consacrée à la revue d’art Le Nigog. «Pour valoriser les arts au Québec : La revue Le Nigog, 1918» sera présentée au public du 5 mai au 24 septembre. Arts visuels, littérature, musique, architecture, tant les œuvres que les artistes critiqués dans cette revue culturelle multidisciplinaire du début du siècle dernier, seront à l’honneur.

Créée en janvier 1918 à Montréal par trois intellectuels, Fernand Préfontaine, Léo-Pol Morin et Robert Laroque de Roquebrune, respectivement architecte, pianiste et romancier, Le Nigog, revue mensuelle, ne sortit que 12 numéros. Elle ferma ses portes en décembre de la même année, après la fin de la Première Guerre mondiale. Elle a pourtant marqué l’histoire du Québec.

«Ce qui était moderne avec Le Nigog, c’est sa position pour l’époque, le fait d’avoir créé un espace d’échange et de critique», a expliqué Myriam Barriault Fortin, assistante aux communications du Centre d’exposition de l’Université de Montréal.

Tirant son nom, Nigog, d’un harpon amérindien qui sert à pêcher le poisson et est devenu l’emblème de la revue, Le Nigog est né dans le but de proposer un espace de discussion et d’éducation à l’art, à la population québécoise. La revue culturelle souhaitait libéraliser la critique d’art, favoriser les débats. Le harpon figurait alors la critique, présentée sans compromis.

«Le Nigog a ouvert un espace de critique qui n’était pas ouvert à cette époque-là. Les critiques d’art qui ont succédé à ceux du Nigog se sont positionnés par rapport à cette revue-là», a ajouté Myriam Barriault Fortin.

La collection de l’UdeM vient bonifier l’exposition originale du Musée national des beaux-arts du Québec. Retrouvez plus d’informations à propos de l’exposition sur le site de l’Université de Montréal, expo.umontreal.ca.

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Katia Tobar

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