Récemment, la Ville de Montréal s’est associée en partenariat avec le SAESEM (Société pour l’Action, l’Éducation et la Sensibilisation Environnementale de Montréal) et a lancé Projet Zéro, une nouvelle campagne assez spectaculaire pour contrer la pollution engendrée par les mégots de cigarettes, qui représentent près de 30% des déchets retrouvés sur le domaine public.

Conjuguant des affiches 3D de mégots de cigarettes géants posés sur des abribus, avec l’installation d’une trentaine de cendriers urbains notamment sur la rue Sainte-Catherine et dans divers secteurs du Vieux-Montréal, le projet a déjà permis de récupérer près de 56 000 mégots qui sont ensuite recyclés par l’entreprise canadienne TerraCycle.

Je tiens à féliciter la Ville pour cette initiative. Je ne veux vexer personne en disant cela, mais il n’en demeure pas moins que de jeter ses mégots de cigarette par terre est une habitude malpropre et archaïque qui n’a plus sa place en 2016.

Je ne sais pas comment cette manie a commencé, et je sais que les fumeurs ne le font pas méchamment, c’est machinal, on le fait sans y penser. Mais c’est déplorable et injustifiable.

photo-article-tabac-octobre-2016-credit-wikimedia-commons

Je le répète je ne veux vexer personne mais je parle en connaissance de cause, j’ai moi-même été fumeur pendant longtemps : j’ai commencé à fumer à 17 ans pendant près d’une quinzaine d’années ; puis j’ai arrêté pendant deux ans avant de stupidement recommencer à fumer pour une autre année. Ça fait maintenant deux ans que j’ai arrêté pour de bon.

Mais je peux vous assurer que même lorsque je fumais, je ne jetais jamais mes mégots par terre ou par la fenêtre de la voiture. C’est un tic comportemental que j’ai toujours trouvé dégoûtant. Quand j’avais fini ma cigarette, j’en émiettais le bout et la jetais dans un cendrier ou encore dans la poubelle après m’être assuré qu’elle soit bien éteinte, parfois même en l’arrosant d’un peu d’eau.

D’ailleurs, pensez-y : y’a-t-il un seul autre type de déchet pour lequel on se comporterait de cette façon ? Verriez-vous par exemple quelqu’un se moucher puis ensuite jeter cavalièrement son Kleenex dans la rue ?

Pourtant, bien que tout aussi injustifiable, un tel geste serait à la rigueur plus défendable : le mouchoir est biodégradable, lui, au contraire des mégots de cigarette.

Alors qu’on se le dise : en 2016, il est plus que temps que nous ramassions nos mégots de cigarettes !

 

Crédits photos:
Bannière : Pixabay / Intérieur : Wikimedia Commons

À propos de l'auteur

François Di Candido - Collaboration Spéciale

Laissez un commerntaire

Accessibilité