Même si les raisons de rester emmitouflé à la maison sont nombreuses à cette période de l’année, plusieurs amoureux de culture seraient prêts à traverser la pire tempête de l’histoire pour accéder aux spectacles à l’affiche au cours des prochains jours.

Après avoir présenté les excellentes pièces Osloet Des souris et des hommes, Duceppe continue sur sa lancée avec Consentement (12 décembre au 2 février), une oeuvre qui a triomphé à Londres en 2017. Mettant en vedettes Anne-Élizabeth Bossé et Patrice Robitaille, l’histoire est celle d’avocats qui commentent avec ironie et légèreté les dossiers sur lesquels ils travaillent, dont un cas de viol, avant de voir leur propre vie basculer.

Puisque le mois de décembre est une période de retrouvailles et de rituels bien ancrés, la vie culturelle de la métropole ne fait pas exception. Les Grands Ballets présentent à nouveau un condensé de magie, de couleurs et de candeur sur la scène de la salle Wilfrid-Pelletier avec Casse-Noisette (13 au 30 décembre). Au Rideau Vert, la Revue et corrigée 2018 (jusqu’au 5 janvier) passera la dernière année dans le tordeur en donnant tout l’espace voulu aux imitations, aux blagues caustiques, aux parodies coups de poing et aux clins d’œil bon enfant, avec les artistes polyvalents que sont Suzanne Champagne, Marc St-Martin, Joëlle Lanctôt, Martin Héroux et Benoit Paquette, sous la direction de Natalie Lecompte.

Cowboys fringants, ©Antoine Saito

Au Théâtre La Licorne, on peut assister à une nouvelle cuvée d’histoires, de contes, de racontage, d’anecdotes et de chansons qui tourneront, cette année, autour du fameux Plateau Mont-Royal, pendant la Foirée montréalaise (4 au 21 décembre). Forts du succès incontestable de leur association avec l’Orchestre symphonique de Montréal en septembre dernier, les Cowboys fringants reviennent à la Maison symphonique en supplémentaires (19 et 20 décembre) pour présenter leurs plus grands succès réarrangés par le brillant chef d’orchestre Simon Leclerc. Elle aussi fort appréciée lors de sa première série de représentations, la pièce de théâtre La nuit du 4 au 5 (11 au 21 décembre) reprendra l’affiche à la Salle Jean-Claude Germain.

La nuit du 4 au 5, ©Philippe Latour

Durant les premiers jours de janvier, après avoir digéré tous les excès de nourriture et d’alcool, récupéré la moitié du sommeil perdu et trouvé un moyen d’entretenir votre esprit festif, vous pourriez retourner à la Maison symphonique pour assister à une projection spéciale du film The Artist. Ayant remporté l’Oscar du meilleur film en 2011, l’œuvre muette réalisée par Michel Hazanavicius, qui rend hommage au romantisme et au faste du cinéma des années 1920, sera présentée avec la trame sonore jouée en direct par l’OSM, sous la direction de la cheffe Dina Gilbert, avec la présence de la pianiste Lorraine Desmarais, le 8 janvier prochain.

 

Crédit photo bannière : Antoine Saito

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Samuel Larochelle

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