Le choc culturel, le rêve américain, les traditions, l’amour et la jalousie qui en résulte, la famille. Quand tous ces thèmes viennent s’entrechoquer, la suite des choses devient alors imprévisible !

C’est ainsi que le drame, mis en scène par Lorraine Pintal, nous plonge dans cette Amérique des années 60, à l’époque où l’on ne se questionnait pas sur l’existence d’un rêve américain, tant celui-ci semblait évident.

Une famille d’immigrants italiens verra la réalité frapper à leur porte. Eddie Carbone (François Papineau), Italien dans le coeur et dans le geste, comme dit la chanson, verra l’amour qu’il porte pour Catherine (Mylène St-Sauveur) la nièce de sa femme Béatrice (Maude Guérin), le pousser à des actes disproportionnés, conduits par la jalousie.

L’arrivée de 2 cousins de Béatrice, Rodolpho (Frédérick Tremblay) et Marco (Maxime Le Flaguais), révélera en lui l’intensité et peut-être même l’ambiguïté des sentiments qu’il a pour Catherine.

Le jeu des acteurs est formidable et l’immersion est totale. On notera particulièrement le réalisme que François Papineau arrive à donner à son personnage. Quant à Mylène St-Sauveur, elle éblouit et envoûte la salle de par son talent et sa beauté. Si l’histoire se déroule voilà une cinquantaine d’années, les sujets évoqués pourraient sans nul doute être transposés à nos jours, tant ils sont intemporels et d’actualité.

La pièce Vu du pont est présentée au TNM jusqu’au 9 décembre.

 

Crédit photos : Yves Renaud

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Échos Montréal

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