La décision du chef du Parti Québécois et député de Saint-Jérôme, Pierre Karl Péladeau, de démissionner un an seulement après son investiture, est une décision crève-coeur pour lui, grand patron de la compagnie de médias Québecor. Faire de la politique, c’était s’attirer la grogne de beaucoup de gens d’affaires, qui craignaient une intrusion et un danger dans le système économique, tricoté pour favoriser les mieux nantis, au détriment de la classe défavorisée.

Dès son élection comme chef du Parti Québécois, l’opposition s’est déchaînée afin qu’il se départisse du groupe Québecor, puissant instrument de communication que l’on jugeait vulnérable aux conflits d’intérêts propagandistes, et donc comme allant à l’encontre de l’intérêt démocratique. Il fallait écarter un puissant rival politique qui avait une force médiatique prenant de plus en plus de place dans cette joute politique.

Par son implication comme chef de l’opposition, Pierre Karl Péladeau a mis de côté sa vie personnelle, ce qui a contribué à la séparation ultérieure d’avec sa femme Julie Snyder, en plus de nuire à ses rôles de père auprès de ses enfants. Madame Snyder n’a pas hésité à en faire mention dans l’émission Tout le monde en parle du dimanche 1er mai. Pour elle, PKP était un pilier et un repère, affirmant qu’elle ne regrettait pas son mariage, qui avait été le plus beau jour de sa vie. Il semble évident que cette affirmation ait touché son ex-mari et lui ait fait prendre conscience d’être en partie responsable de l’échec de son mariage, contracté seulement un an auparavant. Il faut espérer que la conciliation actuelle de ce couple puisse devenir positive.

Pour le Parti Québécois, un nouveau défi s’impose, énorme. Mais le passé nous a déjà démontré que ce parti est une pépinière d’hommes et de femmes compétents quant à l’option d’indépendance. Les militants doivent s’ouvrir à de nouvelles idées et un renouveau idéologique. D’ailleurs, cette réalité se constate de partout dans le monde, où la jeunesse et la nouveauté s’imposent, les gens étant désillusionnés des rengaines habituelles de vieux politiciens, qui ne font que se servir de leurs privilèges afin d’en tirer profit pour eux et leurs amis, une fois au pouvoir. Pour exemple, citons le parti libéral de l’ancien Premier ministre Jean Charest, qui s’est fait élire avec le slogan d’avoir « les deux mains sur le volant » pour conduire le pays… Devant la commission Charbonneau, pourtant, on a découvert que c’était plutôt les deux mains dans les poches de l’état, avec moult magouilles politiciennes inacceptables !

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Vincent Di Candido

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