Après le constat des événements du 1ermai, il me semble indéniable que la grande majorité des manifestations qui se tiennent en cette journée aboutissent à de la violence gratuite ne servant qu’au défoulement de certains individus anarchistes ou plus extrémistes et qui, sous le couvert de vertu sociale n’ont en réalité que faire de la démocratie dont ils se gargarisent.

Si les populations de certains pays ont des raisons légitimes de se plaindre de l’imposition d’une dictature, il est par contre insidieux de tenter de faire croire que le Québec ou le Canada sont antidémocratiques. En partant, rappelons qu’ici chaque citoyen a le droit par son vote de choisir  les policiticiens qui le représentent, même si on peut parfois estimer que les choix des candidats qui s’offrent à nous ne sont pas nécessairement ceux que l’on aurait espérés ou souhaités.

Ce que je trouve d’autant plus ridicule dans ces manifestations, c’est l’imbécilité égocentrique des saccages qui les accompagnent, alors qu’elles servent souvent de prétexte pour « faire de la casse », ce qui en bout de ligne ne sert qu’à pénaliser les citoyens et les commerçants qui se retrouvent à payer la note de manières directe et indirecte.

Or, les éléments discordants sont plus souvent qu’autrement des étudiants, qui aiment se prendre pour de gros révolutionnaires mais qui en même temps sont bien contents de profiter de nos largesses démocratiques et de se faire payer leurs études. En outre, une bonne portion d’entre eux se verront par surcroît subventionnés à ne rien faire, car au final ils n’ont aucun désir de faire des efforts ou de se salir les mains pour le bien de la société  et ne contribuent aucunement à l’effort collectif pour financer tous les programmes sociaux tels que la santé, les fonds de retraite, le soutien aux PME, etc…

Bien sûr, on a le droit – beaucoup diraient même le devoir ! – de manifester notre désaccord citoyen quand on constate des malversations étatiques. Mais il est important de dénoncer de façon démocratique, civilisée et intelligente, au lieu de détruire nos biens collectifs. Notons d’ailleurs que les pays qui se servent de ces méthodes barbares sont en grande majorité des dictatures dont les artisans, une fois au pouvoir, ne tolèrent aucune opposition et n’hésitent pas à emprisonner tout opposant au régime.

Ces manifestants de pacotille font régulièrement les gorges chaudes en indiquant leur opposition aux « maîtres financiers » du G7, qui se rencontreront d’ailleurs le mois de juin prochain à La Malbaie. Dans la foulée, ils se font ainsi forts de dénoncer les coupes dans la santé, les programmes sociaux etc… mais ne font en vérité aucun effort réel pour améliorer la situation et contribuer à la société, pendant que les travailleurs et les commerçants eux, sont exploités et s’échinent au travail.

Il serait intéressant de savoir combien de ces révolutionnaires participent réellement à l’effort collectif ! Peut-être serait-il pertinent que ces groupuscules commencent par se regarder dans un miroir ! Ils constateraient alors que par leurs actions de violence, ils ne font que nuire aux débats et empoisonner la vie des autres citoyens.

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Vincent Di Candido

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