Ainsi, un représentant de la fédération autonome de l’enseignement et la juge en chef de la Cour du Québec Lucie Rondeau, indiquent sans qu’on leur demande leur avis, leur désaccord concernant le projet de loi sur la laïcité de la CAQ et de la ministre Sonia Lebel. Ce projet de loi prévoit une interdiction pour les employés de l’État en position d’autorité des pratiques religieuses qui pourraient aller à l’encontre des libertés de chacun.

En premier lieu, notons que ces organismes qui se veulent démocratiques n’ont pas préalablement consulté leurs membres, au contraire du gouvernement élu avec une large majorité et dont la campagne électorale incluait une intention de dépôt d’une loi sur l’interdiction de signes religieux. En outre, depuis plusieurs années, plus de 80% de la population indique en avoir assez de l’avilissement de la femme, qui est souvent forcée de se bander le visage avec des niqabs, hijabs, burkas et autres, alors qu’il s’agit d’un signe de servitude dénoncé par d’autres musulmans qui sont heureux d’être dans un pays démocratique et laïc.

Par ailleurs, il faut noter l’hypocrisie du Parti libéral, criant au scandale après avoir appris que le gouvernement actuel avait demandé aux commissions scolaires si on savait le nombre de personnes parmi les professeurs qui sont concernées par le port de signes religieux. L’ancien ministre de l’Éducation Sébastien Proulx, avec son ministère, avait par le passé fait cette consultation dans la moitié des écoles scolaires du Québec (environ 1200 établissements) qui indiquaient avoir dans leurs rangs du personnel avec des signes religieux visibles.

Ce constat est aussi en contradiction avec des sorties de certains dirigeants des commissions scolaires, incluant Madame Catherine Harel-Bourdon, qui se dit scandalisée par la mise en place d’une loi sur la laïcité et qui affirme n’avoir aucune idée du nombre de professeurs abordant des signes identitaires pendant leurs heures de travail. Comme langue de bois, on ne trouve pas mieux.

Bien des pays dans le monde ont mis en place la loi sur la laïcité, définissant les droits et obligations de chacun pour vivre dans une société démocratique, ce qui n’enlève rien aux libertés de chacun, avec des balises de respect et tolérance des citoyens, sans pour autant oublier que la voix de la majorité prime et que le peuple a tranché.

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Vincent Di Candido

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