Dans l’affirmation identitaire de Montréal et à l’occasion de son 375ème anniversaire, il est important d’élaborer dès maintenant un plan d’embellissement et de réaménagement du centre-ville, et particulièrement de notre quartier historique, le Vieux-Montréal. Le bâti y est en effet dans un état de délabrement avancé, offrant une mauvaise image aux millions de visiteurs qui fréquentent ce quartier.

La rue Saint-Paul et la rue Notre-Dame, dans le secteur ouest, nécessitent toutes deux une cure de rajeunissement. Cela demande une coopération de propriétaires et d’élus, avec l’implication d’organismes représentatifs, comme c’est le cas dans plusieurs grandes villes européennes, comme Grenoble, Lyon, Bordeaux, Rome, Édimbourg, et, plus près de nous, Québec, dont le Vieux-Québec est l’objet de toutes les attentions.

Ces villes ont pour certaines adopté un plan obligataire dont le coût est partagé à parts égales entre municipalités et locataires. Ces derniers peuvent rembourser la portion qui leur revient dans les 5 années suivant la restauration. Ceci présente le double avantage d’offrir une plus-value aux propriétaires, en plus de représenter un embellissement pour le quartier, favorisant ainsi grandement les commerces. Pour un effet optimal, ce processus doit s’accompagner d’autres mesures, incluant la réfection des rues et une modernisation de la piétonnisation, permettant aux passants de déambuler agréablement et en toute quiétude.

L’anniversaire de Montréal oblige à apporter ce renouveau et il appartient à nos élus de saisir cette opportunité. Notre ville mérite mieux et doit reprendre le flambeau de Jean Drapeau, à qui on doit le métro, l’exposition universelle et bien d’autres projets qui ont donné à Montréal les prémisses du rayonnement international qu’on lui connaît aujourd’hui.

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Mercedes Domingue

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