D’ici la fin 2016, la STM comptera 34 autobus à propulsion hybride dans sa flotte. Nullement ralentie par les 770 000 $ exigés pour chaque véhicule, la société de transports affirme qu’elle se tournera désormais vers la technologie hybride pour remplacer tous ses autobus.

La transition graduelle a débuté en 2009, lorsque huit autobus hybrides ont été achetés afin de desservir une partie de l’ouest de l’île. Pendant un an, les performances des nouveaux autobus ont été comparées à celles de six autobus biodiesel standard de même génération, sur des circuits identiques. L’étude a démontré que la technologie hybride était avantageuse lorsque la vitesse d’opération moyenne demeurait basse (environ 18 km/h) et que la distance entre les arrêts était courte. Les autobus hybrides réduisent de 30 % la consommation moyenne de carburant à Montréal par rapport à la propulsion standard. De plus, un autobus hybride parcourant 70 000 km par an soustrait près de 36 tonnes d’émissions de gaz à effet de serre annuellement.
Ces résultats et les années suivantes ont convaincu les dirigeants de la STM de miser sur la technologie hybride pour le futur. « Désormais, les bus qu’on va acquérir à la STM seront des bus hybrides. Ça fait partie de la solution et des initiatives qu’on doit prendre », a déclaré Philippe Schnobb, président du conseil d’administration de la société, au journal Métro en mai dernier.

Selon la STM, les autobus doivent être renouvelés tous les 16 ans. Ainsi, des centaines d’autobus hybrides pourraient être achetés au cours des prochaines années, si les tests que la STM continue d’effectuer s’avèrent concluants. Pour l’instant, les usagers pourront tester les nouveaux véhicules sur plusieurs lignes, comme la 11 Parc-du-Mont-Royal, 45 Papineau, 10 de Lorimier, 34 Saint-Catherine et 97 Avenue-du-Mont-Royal.

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Samuel Larochelle

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